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LE RÉSERVOIR

Le comité de lecture de l'ANRAT a conçu un réservoir de textes sur la joie. N'hésitez pas à découvrir les différents ouvrages proposés et à enrichir ce réservoir de vos suggestions. 

Votre proposition

Nom et prénom accompagneront votre proposition dans la partie "vos propositions" du réservoir.

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Réflexion sur le théâtre

ALBALAT Antoine, Le Travail du style enseigné par les corrections manuscrites des grands écrivains, Paris, Armand Colin, 1991.

Permet de mieux situer l’actuelle valorisation du travail oratoire, une des formes de la joie de dire (on peut aussi l’interroger). Suppression de la rhétorique dans les programmes en 1885, remise en avant par le biais du travail sur l’argumentation au XXème siècle. Albalat prône la joie de l’imitation.

BACHELARD Gaston, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960.

BACHELARD Gaston, La flamme d’une chandelle, Paris, PUF, 1961.

Des forces et richesses de l’imaginaire individuel et collectif.

BERNANOCE Marie, LE PORS Sandrine, Poétiques du théâtre jeunesse, Arras, APU, Collections Corps et voix, 2018. https://books.openedition.org/apu/10571?lang=fr

BERNANOCE Marie, LE PORS Sandrine, Entre théâtre et jeunesse, formes esthétiques d’un engagement, Grenoble, Revue Recherches et Travaux, n°87, 2015.

https://journals.openedition.org/recherchestravaux/750

 

BERNANOCE Marie, « De l’humour multicolore dans les écritures théâtrales jeunesse » in Ramero Chiara et Thibonnier Laure, Littérature de jeunesse : territoires et frontières, Revue l’Entre-deux, Numéro 14, décembre 2023.

revue en ligne:  https://lentre-deux.com/index.php?b=286 

Cet article interroge la question de la joie dans le répertoire jeunesse, même quand les sujets peuvent être graves. Il pose aussi la question de l’esthétique comme éthique: quand la forme théâtrale dans toutes ses dimensions (dont la langue)  vaut joie spinozienne, expansion de la puissance d’exister.

BERNANOCE Marie, « Les formes textuelles du théâtre moderne et contemporain. Écriture alternée et voix didascalique, quel modèle de lecture ? », Les formes textuelles, Pégasus  N°2, Paris, Classiques Garnier, 2025,  p. 41-57.

Comment penser la lecture du théâtre en l’inscrivant dans l’histoire de l’esthétique théâtrale, dans une approche par la réception et sans renier les outils littéraires ?

BOAL Augusto, Jeux pour acteurs et non-acteurs, Paris, La découverte, 1991.

​Beaucoup d’ouvrages de pratique théâtrale présentent des exercices puisant, sans toujours le dire, dans ce qu’Augusto Boal a pu proposer. Il paraît intéressant de retourner à la source, en percevant dans quel cadre, politique, il les a inscrits.

DOUDET Estelle, FERRAND Mathieu, SYSSAU Eric (sous la dir. de), Le Théâtre au collège, European Drama and Performance Studies n° 11, Paris, Garnier, 2018.

Réflexions historiques, mais pas seulement, sur ce qui s’est joué dans les collèges français du XVIIème siècle en matière d’activités théâtrales. Interroge également le rapport au monde contemporain.

DUCHANGE Christian, Un nécessaire à théâtre, guide pratique à l'usage des passeurs d'art, Actes Sud-Papiers, Arles, 2025.

GUENOUN Denis, Lettre au directeur de théâtre, Le Revest-les Eaux, Cahiers de l'égaré, 1996.

Réflexion fondatrice pour interroger le rapport du théâtre à la pensée, à son public, à l’argent, à la poésie, aux institutions.

GUENOUN Denis, Relation, (Entre théâtre et philosophie), Le-Revest-les-Eaux, Les cahiers de l'Egaré, 1997.

Petit livre essentiel sur les relations entre théâtre et philosophie.

GROSJEAN Bernard, Dramaturgies de l'atelier-théâtre 2, De la mise en jeu à la représentation, Carnières,  Lansman éditeur/IThAC, 2016.

JEAN Georges, La Lecture à haute voix, Paris, Les éditions de l’atelier, 1999.

​Il y a peu d’ouvrages présentant les pratiques d’oralisation. Celui-ci, simple d’accès, fait le lien entre poésie et théâtre de façon enthousiaste, en lien avec les forces de l’imaginaire.

KOKKOS Yannis, PORCHÉ Dany, 10 rendez-vous en compagnie de Yannis Kokkos, Actes Sud-Papiers, Arles, 2005.

Un des ouvrages d’une série dont l’ANRAT a été l’instigatrice. Présente le travail de partenariat entre une enseignante et un scénographe et metteur en scène, avec des lycéens.

KUNTZ Hélène, La Catastrophe sur la scène moderne et contemporaine, Louvain-La-Neuve, Études théâtrales n° 23, 2002.

A obtenu le prix Jamati pour cette thèse. Elle étudie comment s’est construit dans les écritures théâtrales depuis la fin du XIXème un rapport à la catastrophe qui perturbe et inverse le sens de la narration théâtrale. Voir le résumé dans le Lexique du drame moderne et contemporain.

LACOTTE Jacqueline, Université d’Avignon, Sur le groupe d’observation des projets d’EAC dans le Vaucluse.

 Article du volume partenariat.

LALLIAS Jean-Claude, LASSALLE Jacques, LORIOL Jean-Pierre (dir.), Le Théâtre et l’école, Histoire et perspectives d’une relation passionnée, Arles, ANRAT/Actes Sud-Papiers, 2002.

LE PORS Sandrine, L'enfant qui nous regarde, Persistances de l'enfance dans les écritures textuelles et scéniques contemporaines, revue Études théâtrales n°71, 2022.

LOSCO-LENA Mireille, "Rien n'est plus drôle que le malheur". Du comique et de la douleur dans les écritures dramatiques contemporaines, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.

Réflexion esthétique passionnante sur le rapport entre désespérance et joie de vivre, pouvoir corrosif du rire et joie comme une autre face du sens tragique de la vie (CF Clément Rosset). Très documenté. 

RENUCCI Robin, Katell TISON-DEIMAT, 11 rendez-vous en compagnie de Robin Renucci, ActesSud-Papiers, Arles, 2005.

Un des ouvrages d’une série dont l’ANRAT a été l’instigatrice. Présente le travail de partenariat entre une enseignante et un comédien/metteur en scène, avec des enfants de primaire.

RYNGAERT Jean-Pierre, "Entrer dans le théâtre par effraction" in Théâtre et formation des enseignants, colloque de 1991 à Bruxelles, Carnières, Éditions Lansman, p.31-38.

Réflexion essentielle sur la nature des formes intermédiaires à trouver pour penser les activités engageant le statut du texte de théâtre, loin de “l’illusion mécaniste” analysée par JPR dans Introduction à l'analyse du théâtre, Bordas, 1991 ( p.18-19).

Disponible en pdf avec l’aimable autorisation des éditions Lansman.

RYNGAERT Jean-Pierre, Le Jeu dramatique en milieu scolaire, De Boeck Université, Bruxelles, 1991.

SARRAZAC Jean-Pierre (sous la dir. de), Poétique du drame moderne et contemporain, Lexique d’une recherche, Etudes théâtrales n°22, Louvain-la-Neuve, Belgique, 2001 ; Lexique du drame moderne et contemporain, Belval, Circé, 2004.

SERRES Michel, Petite Poucette, Paris, Éditions Le Pommier, 2012.

Michel Serres, alors âgé de 82 ans, analyse la petite poucette qu’est la jeunesse contemporaine née dans les nouvelles technologies, en ce temps de 3ème grande révolution, après l’invention de l’écriture et l’invention de l’imprimerie. Selon lui, la force de l’avenir naît de la transmission intergénérationnelle. 

 SERRON Dominique, « La création, un outil pédagogique, la pédagogie, un outil de création ? », Etudes théâtrales N°34, Apprendre par le théâtre, Centre d’études théâtrales, Louvain-la neuve, 2005, p. 111-122.          

VINAVER Michel, Le Compte rendu d'Avignon, Des dix mille maux dont souffre l'édition théâtrale et des trente-sept remèdes pour l'en soulager, Arles, Actes Sud, 1987.

Ouvrage fondateur pour penser les relations entre littérature et théâtre, et leur enseignement.

VINAVER Michel (dir.), Écritures dramatiques, Arles, Actes Sud, 1993.

Exploration d’une méthode de travail du texte de théâtre à la loupe et par le prélèvement d’extrait, avec deux outils de base : « théâtre machine », « théâtre paysage ».

 

Réflexions d’auteurs de théâtre jeunesse sur le théâtre et le rapport à la jeunesse

 

DORIN Philippe, Dans la vie aussi il y a des longueurs, Paris, L’école des loisirs théâtre, 2015.

JOUANNEAU Joël, Post-Scriptum, aux sources d’une écriture, Arles, Actes Sud-Papiers, 2012.

LEBEAU Suzanne, Écrire pour les jeunes publics : une conquête de la liberté, Dramaturges éditeurs, Montréal, 2019.

LEBEAU Suzanne, « L’auteur qui écrit pour les enfants peut-il échapper à la double autorité de l’auteur devant le public et de l’adulte devant l’enfant ? » In Bernanoce Marie, Le Pors Sandrine (sous la dir. de), Entre théâtre et jeunesse, formes esthétiques d’un engagement, Grenoble, Revue Recherches et Travaux, n°87, 2015, p. 51-60. https://journals.openedition.org/recherchestravaux/777  

PAPIN Nathalie, « Pour une augmentation de la puissance d’exister » In Bernanoce Marie, Le Pors Sandrine (sous la dir. de), Entre théâtre et jeunesse, formes esthétiques d’un engagement, Grenoble, Revue Recherches et Travaux, n°87, 2015, p. 61-69. 

https://journals.openedition.org/recherchestravaux/779

PAPIN Nathalie, Faire du feu avec du bois mouillé, L’école des Loisirs, 2015.

 

Pièces jeunesse : quelques pistes

Une bonne part des pièces présentées ici est l’objet d’une note dramaturgique dans A la découverte de cent et une pièces et Vers un théâtre contagieux (Éditions Théâtrales)

 

 

ANNE Catherine, Ah! Annabelle, Paris, L’école des loisirs théâtre, 1995.

Joie de la langue et du récit. Humour joyeux de jeux de mots sur fond de conte grinçant, vengeance d’une sœur jalouse. → Fin de primaire et début de collège. 

ATLAN Liliane, Monsieur Fugue ou le mal de terre, Paris, Éditions du Seuil, 1967; Paris, L’école des loisirs Théâtre, 2000.

La joie spinozienne comme résistance à la noirceur du tragique, joie de la théâtralité. Inspirée d’une histoire vraie, celle du Dr Korczak, pédagogue polonais. Des enfants juifs arrivent à accepter leur sort en rêvant et théâtralisant par le rire la vie qu’ils n’auront pas. Pièce créée par Richard Monod en 1967. Fin de collège, lycée//programme d’histoire.

CAGNARD Jean, L’Entonnoir, Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2007.

Rare pièce jeunesse consacrée au chômage, sur fond d’écriture marionnettique. Adresse didascalique jouissive. Auteur qui a reçu le Grand prix de littérature dramatique en 2018 pour une autre pièce. Fin de collège, lycée.

 

CASTAN Bruno, Neige écarlate, Quimper, Très Tôt Théâtre, 1994 ; Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2002.

Réécriture très drôle de la sitcom « Hélène et les garçons » croisée avec des contes de Grimm, 2 espaces-temps qui finissent par se mêler pour dire l’adolescence, surtout féminine. Joie de la langue et du récit. Et si les séries étaient des formes modernes de conte ? → Tous niveaux à partir du cycle 3.

DANAN Joseph, Jojo le récidiviste, Arles, Actes Sud-Papiers Heyoka jeunesse, 2007.

Pièce jubilatoire et très astucieuse mettant en jeu les relations mère/fils par le biais de gifles répétées. Création par Joël Jouanneau et Delphine Lamand en 2007. De la fin du primaire au lycée.

DU CHAXEL Françoise, La Terre qui ne voulait plus tourner, Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2010.

Fable jouissive et presque chantée du dérèglement climatique. Primaire et début de collège.

DURIF Eugène, Têtes farçues, Paris, L’école des loisirs théâtre, 2000.

Réécriture très drôle de l’Ubu Roi de Jarry, sur fond d’allusions malicieuses au contemporain.

GALEA Claudine, La Nuit MêmePasPeur, Les Matelles, Espaces 34 jeunesse, 2009.

Cette courte pièce peut s’adresser à de jeunes enfants en parallèle d’un album, Même Pas Peur, publié par les éditions du Rouergue en 2005. Fable métaphysique et poétique, elle offre un univers symboliste à la Chagall pour dire le rapport à la mort de façon touchante et joyeuse.

GAUTHIER Philippe, Chant de mines, Paris, L’école des loisirs théâtre, 2009.

Pièce coup de poing pleine d’une ironie à la fois drôle et touchante, traitant un sujet très peu abordé par le théâtre malgré son importance, les mines antipersonnel. Adresse didascalique musicalement drôle. De la fin du primaire au lycée.

GRUMBERG Jean-Claude, Mange ta main, Arles, Heyoka jeunesse Actes Sud-papiers, 2006.

Dans tout le théâtre de Jean-Claude Grumberg, cette pièce est sans doute la plus inventive dans sa construction en quelque sorte rapiécée, à l’image du personnage de Marie-Léonie Logre, cachant le plus grand sérieux. Fin de primaire, début de collège et lycée.

JOUANNEAU Joël, LE PAVEC Marie-Claire, Mamie Ouate en Papoâsie, Arles, Actes Sud-Papiers, 1989 ; Arles, Actes Sud-Papiers Heyoka jeunesse, 2000.

Pièce fondatrice du répertoire de théâtre jeunesse. Ne met pas en jeu des personnages d’enfants mais deux adultes (une scientifique “de petite taille” et un homme noir de grande taille) confrontés à leur survie partagée sur une île.  Joie de vivre et joie du récit, en particulier dans l’adresse didascalique comme un contage. Du primaire au lycée.

LEBEAU Suzanne, Petit Pierre, Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2006.

Joie de nommer poétiquement et puissance de l’art brut. Grande fresque épique, avec la parole de deux conteuses, mêlant l’Histoire « avec sa grande hache » et l’intime d’un personnage inspiré de la vie de Pierre Avezard, sourd et bogne, à l’origine d’un manège que l’on peut voir à la Fabuloserie, en Bourgogne. De la fin du primaire au lycée.

LEVEY Sylvain, Alice pour le moment, Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2008.

Pièce tout à la fois drôle, touchante et tragique racontant, en mêlant épique et dramatique, le chemin parcouru par Alice et ses parents que la pauvreté poursuit de ses sursauts cocasses. De la fin du primaire au lycée.

LEVIN Hanokh, Représailles de printemps, Théâtre en court 1, Montreuil, Éditions Théâtrales jeunesse, 2005.

Courte pièce qui réussit à évoquer les relations entre Israéliens et palestiniens sur un mode humoristique. Fin de collège et lycée.

MELQUIOT Fabrice, L’Enfant-dieu, Paris, L’école des loisirs Théâtre, 2003.

Pièce jubilatoire à la fois drôle et dramatique :  Dieu ne veut plus l’être, son fils est préoccupé par d’autres soucis personnes et c’est un enfant mort sur les trottoirs de Dakar city qui va faire fonction.

NOZIERE Anna, Oiseau, Montreuil, Éditions Théâtrales Jeunesse 2023.

Pièce qui aborde de front la question du rapport à la mort chez les vivants: en gros, les enfants scolarisés en jeu dans l’histoire veulent maintenir le lien aux morts tandis que les adultes (pour une part, critique des enseignants) sont dominés par leur peur et veulent couper les ponts. Joie de la vie (et du rire) incluant la mort. Une dose de surréalisme mais appui sur un travail de recueil de témoignages. →  à partir de 10 ans puis pour tous les niveaux, mais peut-être pas la fin du collège…

PONTI Claude, La Trijolie 1, La Pantoufle, Paris, L’Ecole des loisirs, 2006.

Rare pièce qui met en jeu la naissance et qui peut convenir à de très jeunes enfants de primaire autant qu’à des lycéens ou   étudiants. Joie de la langue et de la vie, théâtralité savoureuse.

TARTAR Luc, S’embrasent, Carnières, Lansman, 2009.

Dans la cour du lycée, une scène de baiser vibrante de vie entre Latifa et Jonathan, qui dérange mais finit par emporter tous les regards dans sa ronde. Bel usage complexe du monologue.

VAN LOHUIZEN Suzanne, Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir, Paris, L’Arche jeunesse, 2005.

Autrice néerlandaise très connue, Suzanne Van Lohuizen propose ici une sorte de fable philosophique des plus drôles sur le rapport enfantin de trois vieillards à qui une lettre anonyme a annoncé qu’ils allaient mourir au soir de cette journée.

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