LES DIFFÉRENTS TEMPS DU PROJET CONÇU POUR LES TROIS ANNÉES 25/26, 26/27, 27/28
« Et si la joie c’était de faire ? »

Cette joie, dans son regard sur le monde et par son ancrage dans l’imaginaire, implique aussi l’adulte. Il s’agit de contribuer à créer ensemble un avenir ancré dans le présent, à ne pas regarder le futur à reculons. La pire des solutions pour protéger les jeunes et les adultes de l’incertitude actuelle, ce serait la censure, l’hyper protection ou l’endoctrinement. Les pratiques théâtrales, qu’elles soient patrimoniales et/ou contemporaines, de texte et/ou d’improvisation, de création et/ou de réception, dans des liens tissés entre l’individu et le groupe social, le jeune et l’adulte, le présent et le passé, concourent à construire un rapport positif au futur, en provoquant la rencontre des différences personnelles et d’opinions. Il s’agit aussi d’y désamorcer la peur du harcèlement, la peur d’être jugé, en construisant un rapport juste à la vérité de la rencontre. C’est ce qu’ont formulé à leur façon des enfants témoignant dans le film L’école en actes produit par l’ANRAT à l’occasion de ses 40 ans:
« C’est ça que j’aime bien dans le théâtre, il y a toujours un point d’interrogation qui se pose à chaque fois. »
« Pour moi le théâtre c’est de la joie. »
« Et si la joie c’était l'autre ? »
Il faut désormais penser des temps de rencontres avec les outils et nécessités d’aujourd’hui en se centrant sur la rencontre, à la fois comme thématique et comme processus. Il ne s’agit plus d’un temps unique développé sur tout le territoire de la France, métropolitaine et ultramarine, mais d’une combinaison d’étapes, à l’instar d’une chaîne ou d’une ronde, bâtissant des échanges, y compris avec les parents et les autres personnels de l'établissement. Il s’agit aussi d’allier la rencontre à distance avec la réaction à ce que les autres ont produit tout en construisant des temps de rencontre en présence.
Ce projet repose sur une thématique commune, la joie de la rencontre, avec des modalités différentes (pensées et préparées avec des enseignants militants de l’ANRAT) : écriture, mise en voix/en espace/en scène de textes engageant le rapport à la joie de la rencontre, recherche de pièces ou spectacles mettant en jeu la joie de la rencontre, recherche de textes théoriques sur la joie de la rencontre…
En partenariat avec les EAT, Écrivaines et Écrivains Associés du théâtre, une commande de courts textes dramatiques engageant la joie de la rencontre a été passée et un comité de lecture, au sein de l’ANRAT, a sélectionné deux pièces, l’une d’Émilie Leconte pour cette année scolaire, l’autre de Philippe Gauthier pour la prochaine année scolaire. Ces courts textes sont complétés par un choix de pièces éditées que vous pourrez retrouver en cliquant ici.
L’ensemble de ce projet prend appui sur les 3 piliers traditionnellement admis de l’EAC selon un axe que nous pouvons formuler en ces termes : « ce que la Rencontre théâtrale change dans notre rapport au monde ».
Un chercheur, Quentin Fondu, a été choisi pour accompagner cette opération dont il fera un objet de recherche. Dans cette perspective, l’ANRAT organisera des Journées de réflexion afin de penser la poursuite du projet.

« Et si la joie c’était de faire avec l'autre ? »


Ce projet a démarré en novembre 2025. Chaque année, pendant trois ans, il se déroulera selon les étapes suivantes construites sur le principe d'une ronde entre les groupes :
Pour cette année 25/26, les groupes peuvent, si nécessaire, entrer dans le projet directement par le temps 2.
o Temps 1 : jusque fin janvier « Faire pour faire faire »: les participants proposent une mise en forme de ce qu’ils ont choisi de faire (écriture, mise en voix / espace, …) - à partir de trois pièces (à retrouver en cliquant ici) et de consignes proposées - et dont ils tirent une proposition de travail pour d’autres.
o Temps 2 : de février à avril. Les participants mettent en œuvre un projet qu’ils tirent d’une ou plusieurs propositions de travail imaginées durant le temps 1 par d’autres groupes ou des consignes proposées par l'ANRAT (à retrouver en cliquant ici).
o Temps 3 : entre avril et juin (dates à venir) possibilité de partages et rencontres, où seront mises en commun les réalisations du Temps 1 et du Temps 2 ainsi que la découverte d’un spectacle professionnel entrant en résonance avec la thématique de la joie.
Ce projet repose sur une thématique commune, la joie de la rencontre, avec des modalités différentes (pensées et préparées avec des enseignants militants de l’ANRAT) : écriture, mise en voix/en espace/en scène de textes engageant le rapport à la joie de la rencontre, travail sur l’adresse, recherche de pièces ou spectacles mettant en jeu la joie de la rencontre, recherche de textes théoriques sur la joie de la rencontre proposés dans un « réservoir » disponible en cliquant ici.
La pièce d'Emilie Leconte conviendra particulièrement aux enfants de primaire, celle de Stéphane Jaubertie aux jeunes de collège et celle de Sophie Merceron aux adolescents de fin de collège et aux lycéens.
Chacune des trois pièces peut convenir à la mise en oeuvre du projet dans un atelier avec des adultes.
Le théâtre La Manivelle de Wasquehal accueillera le spectacle Lucienne Eden ou l'île perdue le 24 janvier 2026 (et le 23 janvier 2026 pour les scolaires).
Penser le lien entre lire, dire, écrire, jouer, en interactions constantes. L’entrée principale n’est pas la thématique mais la théâtralité. Il ne s’agit pas de proposer des activités qui peuvent s’appliquer à n’importe quel texte mais des activités qui naissent du fonctionnement des œuvres.
Des pistes concrètes vous sont proposées sur la page TEMPS 1, section "consignes de l'ANRAT".
